Projet satellite

TAPISKWAN SIPI, LA RIVIÈRE DE L'ENFILÉE D'AIGUILLE

Tapiskwan Sipi, la rivière de l'enfilée d'aiguille, projet présenté en partenariat avec la Coop Nitaskinan de Shawinigan, s’inscrit dans la thématique Marche – Démarche – Manœuvre de cette 10e BNSC.


Ce projet satellite est né de la rencontre avec Jacques Newashish, artiste pluridisciplinaire membre de la nation Atikamekw et originaire de Wemotaci. La volonté de l’artiste d’ancrer les traditions orales autochtones et la transmission des savoirs ancestraux dans une démarche artistique liée au territoire a orienté la réflexion. C’est un projet spécial qui se déroulera sur et aux abords de la rivière Saint-Maurice, appelée Tapiskwan Sipi, la rivière de l'enfilée d'aiguille par les Atikamekws en raison des nombreux cours d’eau qui croisent cette grande rivière.


En août 2022, les artistes professionnels Jacques Newashish et Cindy Lemay, accompagnés de deux artistes de la relève ainsi que d'un guide professionnel de Maïkan Aventure, entreprise trifluvienne, feront une descente en rabaska sur la rivière Saint-Maurice de La Tuque jusqu’au village de Grandes-Piles.


Dans cette descente de la rivière de cinq jours et quatre nuits, toutes les formes de la sculpture seront permises à travers les disciplines, telles que les arts visuels, la danse, la musique, les langues, l’histoire, les contes. L’expérience et le savoir-faire seront partagés par les artistes de différentes communautés dans le but de consolider et de transmettre à la nouvelle génération toute la richesse culturelle et ancestrale des Premières Nations. C’est un concept participatif inédit qui s’inscrit dans un désir de réconciliation et de sensibilisation aux défis auxquels les peuples autochtones sont actuellement confrontés. Ces gestes symboliques posés à notre époque s’insèrent dans une marche, démarche et manœuvre de réécriture de l’Histoire.


Tout au long du projet les artistes seront suivis par le vidéaste David Leblanc dans le but de conserver une trace tangible des œuvres éphémères qui seront réalisées, ainsi que pour capter les échanges et faire ressortir la sensibilité et la poésie qui souvent s'en dégagent. Il faut dire que les échanges avec Jacques Newashish fut pour l'équipe de la BNSC une rencontre riche et sensible, mais aussi pour l'artiste autochtone, un vif désir de transmettre aux autres par voie orale et par le geste tout comme le faisait ses ancêtres des Premières Nations.


Le projet est soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec, la Ville de Trois-Rivières ainsi que Patrimoine Canada. Nos principaux partenaires sont la Coop Nitaskinan, Maïkan Aventure et la Société Saint-Jean-Baptiste.




Portraits des artistes


Crédits : Marie-Laure Josselin (Radio-Canada)

Jacques Néwashish

est artiste pluridisciplinaire membre de la nation Atikamekw et originaire de Wemotaci. Jacques est né à La Tuque, où il a appris les valeurs et les modes de vie traditionnels. « Peintre, sculpteur et graveur, Jacques Néwashish gère également un site de vie traditionnelle à Coucoucahe en Haute-Mauricie. Une intelligence attentive aux êtres et au territoire imprègne son œuvre. Tant par son art que par son implication auprès des siens, ce créateur sensible et engagé demeure un homme libre encore d'accorder sa respiration à celle de la terre. »[i] Jacques Néwashish a reçu une Médaille d'honneur de l'Université du Québec à Chicoutimi en 2016 : cette distinction lui a été remise afin de souligner sa contribution exceptionnelle au développement social et culturel des communautés autochtones. Il reçoit également The Canadian Screen Awards nominations, pour son interprétation masculine dans un rôle de soutien, dans le film Avant les rues, 2017 de la réalisatrice Chloé Leriche.





Cyndie Lemay

travaille et vit à Shawinigan, est titulaire d'un Baccalauréat en service social et a terminé à l'automne 2020 une maîtrise en art visuel sous le titre : « L'expérience du déplacement et de la résilience, un parcours constitutif en installation sculpturale et photographique ». Cyndie Lemay utilise la photographie et la sculpture ce qui l'amène à lier ces deux disciplines à l'installation. « Durant les deux dernières années, l'artiste s'est attardée à l'idée de l'expérience [et du déplacement]. Elle utilise la photographie, mais son parcours professionnel l'a amenée à l'envisager autrement. Depuis dix ans, elle travaille en sculpture auprès de l'artiste Roger Gaudreau. Elle s'est alors intéressée au 3D, ce qui l'a amené à lier photographie, sculpture et installation. »[ii]

Crédits : instants.info




Gabriel Mondor

est originaire de Lavaltrie et détient deux baccalauréats en arts visuels à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Sa diplomation (2020) lui valut plusieurs prix et bourses, dont le Prix Silex, le Prix Presse Papier ainsi que le Prix de l’URAV pour la recherche-création. Grandement impliqué dans la communauté artistique de Trois-Rivières, il a participé à plusieurs expositions professionnelles au Canada et en France, notamment la 12e édition de la Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières (BIECTR) où il remporta le Prix Loto-Québec de l’artiste de la relève. Il vit et travaille présentement à Trois-Rivières.





JÉrÉmie Fournier

est étudiant au Baccalauréat en Arts visuels à l'UQTR. Il travaille la propagation d'une image ou d'une idée à travers l'espace public et comment celle-ci affecte l'imaginaire collectif des habitants d'un endroit. En passant par les médiums d'impression, la peinture et la sculpture, il s'intéresse surtout à la reproduction d'une oeuvre ou d'un message.

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