Sarah L'Hérault
Nionwentsïo/Kebec/Québec
Les marches de nos temples seront aimantées et nous vénérerons des patates frites
Les marches de nos temples seront aimantées et nous vénérerons des patates frites présente une accumulation d’objets trouvés : grille-pain Barbie découverte à la fonte des neiges, détritus écrasés par des autos, surplus de mousse de sofas, résidus post-industriels aux couleurs joyeuses. Composée uniquement d’objets trouvés sur le continent nord-américain, l’installation montre des artéfacts actuels, objets abandonnés et rebuts divers, et les réorganise de manière à transformer leur caractère symbolique. Ces objets-symboles nouvellement couplés forment des liens curieux, véhiculent désormais des significations absurdes. Au-delà de la ruine, un monde restructuré se manifeste. Les marches de nos temples seront aimantées et nous vénérerons des patates frites met de l’avant un royaume aux couleurs saturées, à l’urbanisme chancelant, animé par un esprit du jeu et du ludique, dans une sorte de dérèglement des sens. Des histoires inédites émergent. Saurez-vous les raconter ?
Sarah L’Hérault vit et travaille à Québec. Elle adore les couleurs louches et faire des tope là. Elle détient une maîtrise en pratiques artistiques contemporaines de la Haute École d’art et de design de Genève et un baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval. Ses œuvres en arts visuels et en cinéma ont été diffusées notamment à L’Œil de Poisson (Québec), au festival de films Hot Docs (Toronto, Canada), au Festival international de musique actuelle de Victoriaville, à Galerie Galerie (Internet), au Museo de la Ciudad (Querétaro, Mexique), au Beijing International Short Film Festival (Beijing, Chine) et à LiveInYourHead (Genève, Suisse).



Les marches de nos temples seront aimantées et nous vénérerons des patates frites (The Steps of Our Temples Will Be Magnetized, and We Will Worship French Fries) presents an accumulation of found objects: a toaster, a Barbie doll discovered during a snowmelt, debris crushed by cars, surplus sofa foam, and colourful post-industrial waste. Composed solely of objects found on the North American continent, the installation displays current artifacts, abandoned things and mixed waste, and rearranges them in such a way as to transform their symbolic nature. These newly coupled symbolic objects form peculiar connections, now conveying absurd meanings. Beyond the ruin, a restructured world is emerging. The installation represents a kingdom of saturated colours, of faltering urbanism, animated by a spirit of play and fun. Through some kind of derangement of the senses, new stories emerge… What will they tell?
Sarah L’Hérault lives and works in Québec City. She loves quirky colours and giving high-fives. She holds a master’s degree in Contemporary Artistic Practices from the Geneva University of Art and Design and a bachelor’s degree in Visual Arts from Université Laval. Her works in visual arts and cinema have been shown at venues including L’Œil de Poisson (Québec), the Hot Docs film festival (Toronto, Canada), the FIMAV (Victoriaville, Québec), Galerie Galerie (Internet), the Museo de la Ciudad (Querétaro, Mexico), the Beijing International Short Film Festival (Beijing, China) and LiveInYourHead (Geneva, Switzerland).
Portrait : Félix Charron-Ducharme
Images : courtoisie de l'artiste