Guillaume Lachapelle

Montréal, Québec, Canada

Présenté à la Galerie d’art du Parc
864, rue des Ursulines, Trois-Rivières - N46 20.587 W72 32.290


SOMA

Mon travail se développe autour d’un questionnement sur les notions de réalité et de perception. Sous forme de maquettes et d’installations, il réinterprète les environnements qui nous entourent, inspiré par des architectures et des motifs urbains. Des compositions et associations insolites transposent les fragments architecturaux qui les composent dans des univers de fiction où une narration est suggérée. En amplifiant et altérant certains détails, ces microcosmes au semblant de cohérence laissent entrevoir l’angoisse dans le familier et l’aliénation du réel. L’idée du seuil, de la façade, y reviennent sous forme métaphorique et composent une symbolique, notamment autour des motifs du livre et de la bibliothèque où savoir et ténèbres s’entremêlent. Résultat d’un amalgame de techniques et matériaux divers, les sculptures retiennent une esthétique froide issue du travail de modélisation et d’impression 3D. L’intégration de la lumière ou de miroirs y joue aussi un rôle en ce qu’ils façonnent des ambiances et une profondeur spatiale. Les sculptures deviennent ainsi des lieux créant leur propre espace et semblent révéler des ailleurs improbables. Quelque chose se passe au-delà de leur limite, au-delà des apparences et une sensation de vertige apparaît dans un détail ou dans l’immensité d’un lieu ordinaire.


Photo : Lise Barbeau

Photo : Lise Barbeau

Photo : Lise Barbeau

Photo : Lise Barbeau

Photo : Lise Barbeau

Dans votre parcours artistique, quelle perspective vous relie à la thématique Le Meilleur des mondes?

Œuvre d’anticipation, mais transposition à peine voilée, Le Meilleur des mondes fait écho à de nombreux aspects du monde dans lequel nous vivons. Elle soulève notamment le rapport angoissant à un système « abouti » et par conséquent, figé dans sa forme, mais aussi la question du rôle de l’artiste dans une telle société. Peut‐être que celui-ci, sans être évacué totalement, devient un artisan, un décorateur suivant les lignes d’une esthétique officielle et prescrite. Sans voix et tout aussi anesthésié, il devient un rouage de plus dans la machine. C’est cette notion d’anesthésie et de perception du réel que je tente d’aborder dans ma proposition. En évoquant le soma, la drogue par excellence qui permet de voir la vie en rose malgré tout, je joue avec des ambiances lumineuses et tente de faire apparaître de manière agréablement éthérée un lieu industriel et terne qui rappelle l’environnement où évoluent les protagonistes du roman; une usine à humains dont ils sont le produit et la main d’œuvre.


Biographie

Guillaume Lachapelle vit et travaille à Montréal. Il est diplômé en arts visuels à l’UQAM. Sa pratique est principalement sculpturale et se décline sous forme d’installations et de miniatures. Il a présenté son travail dans plusieurs expositions au Canada, en Italie, aux États‐Unis et en Allemagne. Il a aussi réalisé plusieurs œuvres d'art public.

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