Catherine Bolduc

Montréal, Québec, Canada

Présentée à la Galerie d’art du Parc // Site principal

864, rue des Ursulines, Trois-Rivières - N46 20.587 W72 32.290

Présentée à la Galerie d’art du Parc // Site principal

864, rue des Ursulines, Trois-Rivières - N46 20.587 W72 32.290


« Tout à coup, l'on eut dit que tout l'air était devenu vivant et s'était mis à battre de la pulsation infatigable du sang. Là-haut, à Malpais, les tambours battaient. Leurs pieds prirent le rythme de ce cœur mystérieux; ils pressèrent le pas. Le sentier qu'ils suivaient les mena au pied du précipice. Les flancs de l'énorme bateau-mesa les dominaient de toute leur hauteur, cent mètres jusqu'au plat-bord.


– Si seulement nous avions pu emmener l'avion ! dit Lenina, levant les yeux avec colère sur la face nue du roc surplombant. Je déteste la marche. Et l'on se sent si petit quand on est sur le sol au bas d'une montagne. »

Aldous Huxley. Le meilleur des mondes. (trad. Jules Castier)


Tentative d'évasion

Dans le cadre de la Biennale nationale de sculpture de Trois-Rivières, un passage du roman Le meilleur des mondes lors duquel Bernard et Lenina sont chez « les sauvages » a particulièrement attiré mon attention. Le paysage vertigineux, à la fois mystérieux et sublime qui y est décrit fait figure de contraste absolu avec la réalité habituelle des protagonistes. Dans leur « meilleur des mondes », tout est organisé, standardisé, et la tragédie y est inexistante. Mon intention pour la Biennale est de « reproduire » visuellement l'effet de contraste entre les deux mondes en réalisant une installation où le paysage fonctionne comme une apparition fantasmatique, une fuite vers l'imaginaire, une porte de sortie pour échapper aux contingences parfois aliénantes des aléas du quotidien.

Photo : Lise Barbeau

Photo : François Lamy

Photo : Lise Barbeau

Photo : Lise Barbeau

Photo : Sébastien Cossette

Dans votre parcours artistique, quelle perspective vous relie à la thématique Le Meilleur des mondes?

Dans ma pratique, je m’intéresse à la manière dont la psyché perçoit et construit la réalité en la transgressant par la fabrication de fictions fantasmatiques. Mon travail se nourrit d’expériences subjectives où l’idéalisation opère une transfiguration mentale du réel ou lorsque, inversement, le désir subit l’épreuve de la réalité. Mes recherches récentes abordent la notion de paysage comme mode d'interprétation et de construction du monde en mettant en scène la part de subjectivité impliquée dans la perception


Biographie

Catherine Bolduc détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l'UQAM. En plus de ses nombreuses expositions au Québec, en France, en Allemagne, au Pays-Bas et aux États-Unis, elle a réalisé plusieurs résidences d'artistes à l'étranger, dont une au Künstlerhaus Bethanien à Berlin et une au Studio du Québec à Tokyo.

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